Résumé


Selon le rapport de l’OMS, plus de 80% de la population en Afrique recourent à la médecine traditionnelle pour résoudre le problème de santé primaire. Dans la présente étude, une enquête ethnobotanique a été menée selon un plan d’échantillonnage stratifié probabiliste dans cinq marchés du district de Mont-Amba. Les données ethnobotaniques recueillies ont ensuite été complétées par des informations concernant les types écologiques. 47  espèces appartenant 44 genres et 29 familles ont été inventoriées dans la flore médicinale du District de Mont-Amba à Kinshasa. Ces plantes traitent 41 maladies, cependant seuls les traitements du poison (hépatite toxicologique), de la faiblesse sexuelle, du paludisme et de la carie dentaire ont un facteur de consensus informateur ? 50%. En recourant à la valeur d’accord d’utilisation, seules huit plantes se dégagent du lot notamment: Afromomum melegueta, Garcinia kola, Gladiolus gregarious, Gongronema latifolium, Heinsia crinata, Morinda morindoides, Quassia africana et Sarcocephalus latifolius. Il est donc souhaitable que des études bibliographiques soient réalisées sur ces huit plantes en vue de recueillir les données scientifiques pouvant orienter les recherches pharmaco-biologiques et phytochimiques futures et susceptibles de conduire à la domestication des matières premières pour la fabrication des médicaments traditionnels améliorés. Enfin, la création d’un jardin botanique des plantes médicinales pourra contribuer à la sauvegarde des espèces bioactives, à la diffusion et à l’échange des connaissances et des expériences médico-pharmaceutiques et socio-culturelles.


MOTS-CLEFS: Enquête ethnobotanique, Plantes médicinales, Gestion durable, Conservation, République démocratique du Congo