Résumé

La chèvre présente une reproduction saisonnière. Cette saisonnalité permet de coïncider la parturition avec la période adéquate de la nutrition et les conditions climatiques pour la survie de la progéniture. La présente revue analyse à travers les différents biotopes, les facteurs intervenants dans l’expression de cette saisonnalité de l’activité sexuelle chez cette espèce. Sous les différentes latitudes, la photopériode est le principal modulateur de cette saisonnalité chez la chèvre. D’autres facteurs environnementaux comme les changements saisonniers des cycles de la température ambiante semblent également induire un effet de synchronisation de cette saisonnalité. De plus, la disponibilité de la nourriture affecte de manière sensible la physiologie de la reproduction chez cette espèce. En effet, un état de bonne nutrition renforce le comportement sexuel chez la chèvre, alors que la sous-nutrition et en particulier un bilan énergétique négatif ont un impact négatif sur cette saisonnalité. D’autre part, l’interaction sociale chez cette espèce affecte également l’expression de la physiologie et le comportement sexuel pendant la saison de la reproduction. La chèvre présente une bonne adaptation à tous les biotopes, y compris les chauds, froids, humides et secs. Cette particularité semble dépendre du génotype et peut être cruciale pour une anticipation efficace des changements climatiques globaux.


 Mots-clés: Chèvre, reproduction saisonnière, photopériode, température ambiante, disponibilité alimentaire, facteurs sociaux, génotype