Avancées récentes dans les méthodes de diagnostic du syndrome métabolique équin
DOI :
https://doi.org/10.5281/zenodo.17663676Mots-clés :
syndrome métabolique équin, diagnostic, insulino-résistance, biomarqueurs, test oral au glucoseRésumé
Le syndrome métabolique équin (SME) est une affection endocrinienne multifactorielle associée à l’insulinodysrégulation, à l’adiposité régionale et à un risque accru de fourbure endocrinopathique. Un diagnostic précoce et précis est essentiel pour prévenir les complications graves. Cette revue critique présente les principales avancées de 2020 à 2025 en matière de tests statiques, dynamiques et de biomarqueurs du SME, les innovations telles que les pellets glycémiques, ainsi que les approches émergentes fondées sur les biomarqueurs protéiques, le métabolome et les signatures génétiques. Un algorithme actualisé de dépistage clinique et biologique est proposé, intégrant ces nouvelles données. Ces avancées ouvrent la voie à une médecine équine de précision, particulièrement pertinente pour les vétérinaires de terrain et les zones à faibles ressources.
Mots clés: Syndrome métabolique équin, diagnostic, insulino-résistance, biomarqueurs, test oral au glucose
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INTRODUCTION
Le syndrome métabolique équin (SME) est une entité endocrinienne complexe caractérisée par une insulino-dysrégulation (ID), une adiposité régionale marquée, et un risque accru de fourbure endocrinopathique. Sa prévalence croissante constitue un enjeu de santé majeur en médecine équine. Si l’ID est souvent associée à l’obésité, elle peut également survenir chez des chevaux normopondéraux, compliquant ainsi le diagnostic. Depuis 2020, les progrès en biologie équine ont permis de développer des outils diagnostiques plus sensibles, reproductibles et mieux adaptés aux contraintes du terrain (Durham et al., 2019; de Laat et al., 2023).
Le syndrome métabolique équin regroupe ainsi un ensemble de désordres, dont l’insulino-dysrégulation constitue le principal marqueur biologique, qu’elle soit associée ou non à une obésité manifeste
SIGNES CLINIQUES ÉVOCATEURS
Les signes cliniques les plus fréquemment associés au syndrome métabolique équin (SME) incluent une adiposité régionale, en particulier au niveau de la crête nucale, un excès de poids global, ainsi que des épisodes récurrents de fourbure en l’absence de cause mécanique identifiable. Bien que ces manifestations soient évocatrices, elles demeurent insuffisamment spécifiques pour établir un diagnostic définitif. Elles doivent impérativement être corroborées par des analyses biologiques ciblées. Toutefois, la présence d’une adiposité localisée sans obésité généralisée, notamment chez certains poneys et chevaux de type rustique, peut fausser l’évaluation clinique (Durham et al., 2019). Une vigilance accrue est donc nécessaire, même en l'absence d'hyperinsulinémie manifeste.
ÉVALUATION STATIQUE: TESTS À JEUN
Le dosage basal de l’insuline à jeun demeure un outil de première intention dans le dépistage du syndrome métabolique équin (SME). Une concentration plasmatique supérieure à 20–30 µUI/mL est généralement suggestive d’insulino-dysrégulation (ID) (Durham et al., 2019). Toutefois, plusieurs études récentes ont mis en évidence une sensibilité limitée (40–60 %) et une spécificité élevée (>80 %), particulièrement affectées par des facteurs confondants tels que le stress lié à la manipulation, les variations interraciales (poneys vs chevaux de sang) et l’historique alimentaire (McGowan et al., 2023).
L’adjonction du dosage de glucose, des triglycérides et de la leptine peut affiner l’évaluation métabolique. Une leptinémie élevée reflète généralement l’adiposité corporelle et permet de différencier un simple surpoids d’une véritable dérégulation métabolique active. Toutefois, ces marqueurs isolés présentent une valeur diagnostique limitée et doivent être interprétés en association avec des observations cliniques standardisées, telles que le Cresty Neck Score (≥3/5 indiquant un risque accru d’ID) (Carter et al., 2023). Ces limites plaident pour l’utilisation de tests dynamiques dans les cas douteux.
TESTS DYNAMIQUES: OGT, OST ET CGIT
Les tests dynamiques représentent actuellement la méthode de référence pour confirmer une insulino-dysrégulation lorsque l’évaluation statique est ambiguë.
L’Oral Glucose Test (OGT) et l’Oral Sugar Test (OST) consistent à administrer une charge glycémique orale standardisée, suivie de mesures séquentielles de glucose et d’insuline. Selon Warnken et al. (2023), un seuil d’insuline plasmatique ≥ 83 µUI/mL à 120 minutes est considéré comme indicatif d’une réponse anormale, avec une sensibilité moyenne de 80–90 % et une spécificité de 70–85 %.
Le Combined Glucose-Insulin Test (CGIT), plus invasif, permet d’évaluer la clairance du glucose et la sensibilité à l’insuline endogène après injection intraveineuse de glucose suivie d’insuline. Il demeure le gold standard en recherche clinique, avec une sensibilité et spécificité >90 %, mais son application est limitée par sa complexité technique, son coût élevé et la coopération requise du cheval.
Ces tests dynamiques, bien que plus fiables, nécessitent une standardisation stricte (dose exacte, timing des prélèvements, type d’aliment ou de sirop) et l’assistance d’un vétérinaire expérimenté. En pratique courante, l’OST est privilégié, notamment avec l’utilisation récente de pellets glycémiques qui améliorent la reproductibilité et l’acceptabilité du test en conditions de terrain.
Le tableau 1 résume les principales méthodes de diagnostic du SME, en précisant leurs principes, avantages, limites et pertinence en pratique clinique.
INNOVATION: PELLETS GLYCÉMIQUES
Une avancée notable dans le diagnostic dynamique du SME réside dans le développement de pellets glycémiques palatables. Ces formulations solides, enrichies en glucides, permettent une administration orale standardisée lors des tests OST, remplaçant avantageusement le sirop de maïs, souvent mal accepté par les chevaux.
Les études récentes ont montré que ces pellets induisent une réponse insulinique comparable à celle du sirop, avec un seuil de positivité défini à 83 µUI/mL à 120 minutes après ingestion (Warnken et al., 2023). En plus d'améliorer la palatabilité, ils favorisent une meilleure reproductibilité des résultats, réduisent le risque d’administration incomplète et facilitent la mise en œuvre du test en conditions de terrain.
L’introduction de cette forme galénique représente une évolution pratique significative, en particulier pour les vétérinaires exerçant en milieu rural ou disposant de ressources limitées.
BIOMARQUEURS ÉMERGENTS: PROTÉOMIQUE ET MÉTABOLOMIQUE
Les approches omiques (protéomique, métabolomique) permettent d’identifier des signatures moléculaires spécifiques associées au SME, ouvrant la voie à un diagnostic plus précoce. Des études récentes (Espinosa-López et al., 2025) ont mis en évidence des protéines plasmatiques impliquées dans l’inflammation, le métabolisme énergétique et le stress oxydatif, altérées chez les chevaux atteints d’Insolino-resistance.
De même, l’analyse du métabolome sérique et fécal a révélé des profils distinctifs, notamment des métabolites dérivés du microbiote intestinal (Al-Ansari et al., 2025), suggérant un rôle central de l’axe intestin–métabolisme dans la physiopathologie du SME.
Cependant, ces biomarqueurs restent au stade exploratoire. Leur utilisation clinique est freinée par l’absence de seuils validés, une forte variabilité inter-laboratoire, un coût élevé et une accessibilité limitée en pratique vétérinaire courante.
La recherche future doit viser la standardisation des méthodes analytiques et la validation multicentrique avant leur intégration dans les protocoles diagnostiques de routine.
Par ailleurs, une étude récente conduite par Hmimia et al. (2025) a montré que la transplantation de microbiote fécal (TMF), bien que relevant de la thérapeutique, permettait une amélioration significative de l’insulinémie, et les taux de TNF-α (cytokine inflammatoire) et d’IL-6 (interleukine impliquée dans la réponse immunitaire) chez des chevaux Barbe et Arabe-Barbe atteints de SME. Bien que la transplantation fécale soit principalement une approche thérapeutique, les changements mesurés en post-intervention (insulinémie, cytokines) peuvent également servir d’indicateurs indirects de l’état métabolique, suggérant ainsi une utilité potentielle dans l’évaluation du diagnostic évolutif du SME.
Ces résultats, obtenus sans recours au séquençage du microbiote, suggèrent l’intérêt de cette approche dans le suivi indirect de l’état métabolique en milieu à ressources limitées.
COMPOSANTE GÉNÉTIQUE ET PRÉDICTION DU RISQUE
L’émergence de l’approche génomique dans l’étude du syndrome métabolique équin (SME) a permis d’identifier plusieurs régions chromosomiques associées à une susceptibilité accrue à l’insulino-dysrégulation. Une étude de métabogénomique a notamment mis en évidence quatre loci candidats chez les poneys et chevaux arabes, impliquant des gènes liés à la régulation de l’insuline, du métabolisme lipidique et de la réponse inflammatoire (Patterson Rosa et al., 2020).
Ces résultats indiquent une prédisposition génétique possible au SME, ce qui pourrait expliquer certaines différences observées entre individus ou races. Elles ouvrent la voie à la mise au point d’outils de dépistage génétique permettant une stratification précoce du risque.
Toutefois, l'utilisation clinique de ces données reste prématurée. Les résultats actuels proviennent d’échantillons limités, et leur extrapolation à l’ensemble des races équines nécessite des validations croisées, en particulier l’influence des facteurs environnementaux et épigénétiques, encore mal caractérisés, doivent être intégrés à toute stratégie de prédiction génétique.
Au Maroc, les races locales telles que le Barbe et l’Arabe-Barbe mériteraient une attention particulière dans les études futures afin d’évaluer leur éventuelle prédisposition génétique au SME, compte tenu de leurs caractéristiques métaboliques spécifiques. Les chevaux Barbe et Arabe-Barbe, largement répandus au Maroc pour leurs qualités de résistance et de rusticité, présentent des particularités métaboliques qui justifient leur inclusion dans les futures études génétiques du SME. Cela permettrait de mieux adapter les outils de dépistage aux réalités locales.
PROPOSITION D’ALGORITHME DIAGNOSTIQUE ACTUALISÉ
En s'appuyant sur les données les plus récentes, un algorithme clinique simplifié est proposé, visant à optimiser la détection du SME, en particulier dans les environnements vétérinaires à ressources limitées (Figure 1).
Étape 1 – Dépistage clinique: observation d’adiposité régionale (Cresty Neck Score ≥3), antécédents de fourbure endocrinopathique, ou surpoids global.
Étape 2 – Tests basaux: insulinémie à jeun >20–30 µUI/mL ou glucose >5,6 mmol/L. Un résultat positif à ce stade renforce la suspicion mais nécessite confirmation dynamique.
Étape 3 – OST standardisé: utilisation de pellets glycémiques, dosage de l’insuline à 60 et 120 min; un seuil ≥83 µUI/mL à 120 min est considéré comme positif (Warnken et al., 2023).
Étape 4 – CGIT ou tests avancés: réservé aux cas discordants ou complexes, en contexte clinique spécialisé.
Étape 5 – Biomarqueurs et génétique (optionnel): usage limité à la recherche ou aux profils atypiques, en attente de validation clinique.
Cet algorithme, adaptable aux zones à faibles ressources, privilégie l’OST comme méthode de confirmation, tout en soulignant l’importance d’une approche clinique rigoureuse lorsque les moyens biologiques sont indisponibles.
DISCUSSION
Les avancées réalisées entre 2020 et 2025 ont significativement affiné le diagnostic du syndrome métabolique équin (SME), en particulier par le biais des tests dynamiques, des formulations glycémiques innovantes, et des approches omiques et génétiques.
Performances comparées des tests diagnostiques
Les tests statiques, tels que le dosage basal de l’insuline à jeun, conservent une utilité initiale, mais leur sensibilité reste limitée (40–60 %), notamment chez les chevaux normopondéraux ou présentant une adiposité régionale isolée (Durham et al., 2019; McGowan et al., 2023). Ces tests sont fortement influencés par des facteurs confondants comme le stress, la race ou le régime alimentaire.
Les tests dynamiques, en particulier l’OST (Oral Sugar Test) et l’OGT (Oral Glucose Test), offrent une meilleure sensibilité (jusqu’à 90 %) et spécificité (70–85 %) pour détecter une insulino-dysrégulation modérée ou intermittente (Warnken et al., 2023). Le seuil d’insuline ≥ 83 µUI/mL à 120 minutes post-charge est couramment utilisé pour interpréter l’OST.
Innovation des pellets glycémiques
L’introduction de pellets glycémiques palatables représente une avancée notable pour la standardisation et l’acceptabilité du test OST. Warnken et al. (2023) ont démontré que ces formulations solides, comparables aux sirops classiques en termes de réponse insulinique, améliorent la compliance et la reproductibilité du test sur le terrain, ce qui les rend particulièrement utiles en zones à ressources limitées.
Apports des approches omiques
Les outils omiques, en particulier la protéomique quantitative, ont permis d’identifier plusieurs biomarqueurs potentiels du SME. Espinosa-López et al. (2025) ont ainsi mis en évidence des protéines plasmatiques telles que lumican, fibulin1, alpha2macroglobuline et fetuin-A/B, associées à des processus inflammatoires et métaboliques altérés. Toutefois, leur application clinique reste limitée par l’absence de seuils validés, les coûts élevés et la variabilité inter-laboratoire.
Composante génétique et races spécifiques
Les études génétiques récentes confirment une composante polygénique du SME. Patterson Rosa et al. (2020) ont identifié quatre régions chromosomiques associées à des traits métaboliques liés à l’insuline, au métabolisme lipidique et à la réponse inflammatoire chez les poneys et chevaux arabes. De telles découvertes pourraient déboucher sur des outils de stratification du risque, encore au stade exploratoire.
Au Maroc, les chevaux Barbe et Arabe-Barbe, peu étudiés jusqu’à présent, présentent des caractéristiques métaboliques distinctes. Hmimia et al. (2025) ont mis en évidence une amélioration de l’état métabolique (insulinémie, TNF-α, IL-6) après transplantation fécale chez ces races, suggérant une sensibilité particulière à la modulation du microbiote et soulignant la nécessité de les inclure dans les études génétiques et métaboliques futures.
Synthèse et perspectives
Les résultats des cinq dernières années montrent qu’un diagnostic efficace du SME repose sur une approche intégrée:
• Dépistage clinique rigoureux (adiposité régionale, fourbure récurrente),
• Tests dynamiques standardisés (OST avec pellets glycémiques),
• Utilisation sélective des biomarqueurs omiques et données génétiques dans les cas complexes ou atypiques.
Cette approche est particulièrement adaptée aux environnements à ressources limitées, comme les zones rurales du Maroc. À moyen terme, la normalisation des tests omiques et l'intégration de l’intelligence artificielle pour l’analyse prédictive pourraient améliorer la précision diagnostique, tout en rendant ces outils accessibles sur le terrain.
CONCLUSION
Entre 2020 et 2025, les avancées dans le diagnostic du syndrome métabolique équin (SME) ont considérablement enrichi l’arsenal à disposition des cliniciens. Les tests dynamiques, désormais mieux standardisés grâce à l’introduction des pellets glycémiques, permettent une évaluation plus fiable de l’insulino-dysrégulation. Parallèlement, l’émergence de biomarqueurs omiques et la caractérisation de profils génétiques associés au SME ouvrent de nouvelles perspectives vers une médecine équine personnalisée.
Cependant, la transposition clinique de certaines innovations reste conditionnée par leur accessibilité, leur reproductibilité interlaboratoire et la validation de seuils interprétatifs robustes. Une évaluation critique continue est donc nécessaire pour intégrer ces outils dans les protocoles de dépistage courants, en particulier dans les contextes vétérinaires à ressources limitées comme au Maroc.
À moyen terme, une stratégie intégrée fondée sur l’observation clinique, les tests dynamiques et les données moléculaires pourrait améliorer la détection précoce du SME et guider une prévention personnalisée, même dans les environnements contraints. L’intégration future de l’intelligence artificielle pour interpréter les données omiques ou cliniques pourrait également renforcer la médecine équine de précision, même en milieu rural.
Malgré les progrès récents, plusieurs limites persistent dans l'application clinique des méthodes diagnostiques du SME. La variabilité inter-raciale et inter-individuelle des réponses métaboliques complique l’établissement de seuils universels pour l’insulino-dysrégulation. De plus, les biomarqueurs issus de la protomique et du métabolome restent cantonnés à la recherche expérimentale, en raison du coût élevé des analyses, de l’absence de standardisation interlaboratoire et du manque de valeurs de référence validées. Enfin, l'intégration des données génétiques, bien que prometteuse, nécessite des études multicentriques à large échelle pour confirmer leur pertinence clinique.
RÉFÉRENCES
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Warnken T., de Laat M.A., Stewart A.J., Sillence M.N. (2023). Palatability, glycemic, and insulinemic responses to various carbohydrate formulations: Alternatives for the diagnosis of insulin dysregulation in horses? Journal of Veterinary Internal Medicine, 37: 1425–1435.
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