Diversité des systèmes de mise en valeur des terres agricoles dans le bassin arachidier sénégalais

Auteurs-es

  • François Ngor SENE Laboratoire de Géomatique et d’Environnement, Département de Géographie, Université Assane SECK de Ziguinchor, Sénégal
  • Aïdara Chérif Amadou Lamine FALL Laboratoire de Géomatique et d’Environnement, Département de Géographie, Université Assane SECK de Ziguinchor, Sénégal
  • Babacar NDAO Laboratoire de Géomatique et d’Environnement, Département de Géographie, Université Assane SECK de Ziguinchor, Sénégal
  • Ibra FAYE Laboratoire de Géomatique et d’Environnement, Département de Géographie, Université Assane SECK de Ziguinchor, Sénégal
  • Djiby YADE Laboratoire de Géomatique et d’Environnement, Département de Géographie, Université Assane SECK de Ziguinchor, Sénégal

Résumé

Le bassin arachidier sénégalais constitue l’une des zones agricoles les plus stratégiques du pays, mais il est confronté à une dégradation progressive de ses terres cultivées sous l’effet conjugué de la pression démographique, de la variabilité climatique et des mauvais pratiques agricoles. Cette étude caractérise les systèmes de mise en valeur des terres agricoles dans les villages de Yenguélé et de Sanghaie, situés dans la commune de Niakhar (région de Fatick, Sénégal), en analysant leurs fonctions socio-économiques, et les contraintes qui les entravent. Une enquête par questionnaire (73 questions) a été administrée à 173 chefs de ménages, choisis par échantillonnage aléatoire simple parmi un total de 311 ménages (taux de sondage de 56 %), complétée par des entretiens semi-directifs auprès d’acteurs institutionnels et locaux. Les résultats révèlent que l’agriculture pluviale constitue la forme de mise en valeur dominante, marquée par une forte prédominance du mil souna (Pennisetum glaucum, 98,8 %) et de l’arachide (Arachis hypogaea, 98,8 %), assurant à la fois une fonction vivrière et commerciale. Le maraîchage (20,2 % des ménages) et l’arboriculture (29,5 %) demeurent marginaux, principalement en raison de la rareté de l’eau douce (35,0 % des ménages concernés), de l’insuffisance des moyens financiers et de la salinité croissante des eaux et des sols. La baisse de la fertilité des sols (94,8 %) et la salinisation des terres agricoles (31,8 %) représentent les contraintes naturelles majeures. Ces résultats soulignent l’urgence d’une politique agricole intégrée articulant la restauration de la fertilité des sols, la gestion durable des ressources en eau et l’appui à la diversification des systèmes de production pour renforcer la résilience des ménages ruraux de cette zone semi-aride.

Mots-clés: Bassin arachidier, Niakhar, agriculture pluviale, salinisation, fertilité des sols, maraîchage, Sénégal

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Publié-e

26-05-2026

Numéro

Rubrique

Production Végétale et Environnement