Impact des pratiques de chasse traditionnelle sur la biodiversité des mammifères sauvages dans les zones périphériques de la ville de Kinshasa en RD Congo

Auteurs-es

  • Céline KAHINDO MUKANDA Département des Cliniques, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université Pédagogique Nationale, Kinshasa, RDC
  • Dieudonné BADIBANGA KATUBILONDI Département des Cliniques, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université Pédagogique Nationale, Kinshasa, RDC
  • Patrick NGOIE MULULU Département des Cliniques, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université Pédagogique Nationale, Kinshasa, RDC
  • Matthieu Willy KABAMBA Département des Cliniques, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université Pédagogique Nationale, Kinshasa, RDC

Résumé

La biodiversité des mammifères sauvages constitue un patrimoine écologique indispensable au fonctionnement des écosystèmes, mais elle est fortement menacée par les activités anthropiques, notamment la chasse traditionnelle. Cette étude visait à évaluer l’impact des pratiques de chasse traditionnelle sur la biodiversité des mammifères sauvages dans les zones périphériques de la ville de Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Une étude transversale descriptive et analytique a été menée auprès de 386 chasseurs traditionnels sélectionnés dans cinq communes périphériques. Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire structuré et analysées au moyen de statistiques descriptives et de modèles de régression logistique multivariée. Les résultats montrent que les chasseurs étaient majoritairement des hommes (78,0 %), âgés de 25 à 44 ans (81,4 %). La chasse était pratiquée régulièrement, principalement à l’aide de pièges (87,0 %), et ciblait surtout les petits rongeurs (78,2 %) et les antilopes (59,1 %). La majorité des répondants (84,5 %) percevait une diminution des populations de mammifères sauvages et identifiait la chasse excessive comme principale cause de ce déclin (83,9 %). Les analyses multivariées ont révélé que la fréquence de chasse, les techniques utilisées, le nombre d’animaux capturés, la durée des sorties et le motif économique de la chasse étaient significativement associés à la raréfaction des primates, des pangolins et des carnivores. Cette étude montre que les pratiques actuelles de chasse traditionnelle contribuent à l’érosion de la biodiversité des mammifères sauvages dans les zones périphériques de Kinshasa. Elle souligne la nécessité de renforcer l’application de la réglementation, de promouvoir une gestion durable des ressources fauniques et de développer des alternatives économiques pour réduire la pression sur la faune sauvage.

Mots-clés: Biodiversité, mammifères sauvages, chasse traditionnelle, conservation,  Kinshasa, RDC

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Publié-e

09-09-2026

Numéro

Rubrique

Ressources Naturelles et Foresterie