Résumé

Afin de disposer d’informations et de données sur le bilan d’azote de différents types d’exploitations, la méthode du bilan apparent a été utilisée dans cette étude. Les termes du bilan sont exprimés par hectare de surface Agricole Utile SAU à travers la différence entre la Somme des Entrées (kg N/ha/an) et la Somme des Sorties (kg N/ha/an). Les bilans des différents systèmes de cultures ont montré une différence très hautement significative entre eux. De même, les excédents (bilans) d’azote moyens sont très disparates entre types d’exploitations de 23 kg N/ha/an en céréaliculture extensive associée au maraîchage vivrier et 1026 kg N/ha/an pour le système caractérisé par le maraîchage intensif diversifié (tomate, melon, haricot vert, poivron, concombre) ainsi que le système composé de bananier et du maraîchage intensif diversifié (tomate, pastèque, melon) qui ont enregistré chacun un excédent en azote élevé (environ 1000 kg N/ha/an). Les systèmes caractérisés par une monoculture de tomate sous-serre intensive et les agrumes et maraîchage intensif diversifié, sont similaires et ont enregistré un excédent moyen de l’ordre de 270 kg N/ha/an. Le bilan est fortement corrélé aux entrées (r= 0,98***) et aux sorties (r= 0,94***). Les résultats ont montré aussi que l’utilisation des engrais azotés et l’irrigation non raisonnées reste le principal facteur déterminant dans la pollution nitrique de la nappe vue que le surplus en azote est généralement lessivé sur des sols sableux de faible capacité de stockage.