Résumé

Les espaces verts sont essentiels pour atténuer plusieurs contraintes liées au contexte urbain des villes d’aujourd’hui, qu’elles soient d’ordre environnemental, social ou économique et cela grâce à l’ensemble des services écosystémiques et du sentiment de bien-être qu’ils sont capables de procurer.  L’étude de la situation des espaces verts dans le quartier Mohammadi, à Agadir, a pour but d’évaluer la quantité et la qualité des espaces verts disponibles mais aussi le degré de satisfaction des besoins et des aspirations des habitants et de relever les principaux critères qui affectent leur appréciation. Plusieurs facteurs peuvent influencer la disponibilité et l’attractivité des espaces verts comme le type et la  superficie, la fragmentation, l’accessibilité et la diversification des activités et des équipements dans ces espaces. Les résultats montrent que la quantité d’espaces verts actuellement réalisés ne procure que 5,5 m²/hab. et n’atteint donc pas le minimum recommandé (10 m²/hab.). La fragmentation élevée de certaines catégories d’espaces verts (espaces d’accompagnement) et la répartition inéquitable de ces espaces ainsi que le manque d’équipements affectent leur utilisation et leur capacité à fournir la pluparts des services écosystémiques. La perception des espaces verts du quartier par les usagers appuie ces résultats. En effet, selon eux ces espaces ne sont pas en quantité suffisante et ne permettent pas de satisfaire leurs besoins et leurs aspirations en termes de qualité, de diversification et de disponibilité des équipements et des services. Ils considèrent aussi qu’ils ne sont pas disponibles à proximité de leurs lieux de résidence. Toutefois, l’étude du plan d’aménagement du quartier a permis de constater que les espaces verts projetés, une fois réalisés, permettront de doter la population d’un ratio de 12,4 m²/hab.


Mots clés : Espaces verts, Hay Mohammadi, Agadir, Services écosystémiques, qualité, ratio, appréciation par les habitants