Résumé

L’oignon figure parmi les principales cultures maraichères au Maroc. Cependant, plusieurs types de pertes peuvent avoir lieu après leur récolte. Notre objectif est d’étudier la situation de cette filière en post récolte et d’identifier les causes et les contraintes rencontrées au cours de la mise en vente et de la consommation de ce produit à Khémisset. L’enquête auprès de certains acteurs de cette filière nous a permis de déterminer les types et l’ampleur des pertes. Les dégâts observés sont causés principalement par des facteurs mécaniques et pathologiques. Nous avons identifié deux champignons phytopathogènes, Fusarium sp et Aspergilus niger. En outre,  l’étude a révélé des pertes moyennes d’environ 17% chez les grossistes, 15 % chez les commerçants et 27% chez les ménages.


Mots-clés: Pertes en post-récolte, oignon, champignons phytopathogènes

INTRODUCTION

L’oignon (Allium cepa) est l'un des légumes les plus commercialisés dans le monde. Il est actuellement cultivé dans plus de 170 pays. Au Maroc, l’oignon figure parmi les principales cultures maraichères du pays. Il joue un rôle économique très important avec une superficie de 36 731 ha générant une production totale de 954 801 tonnes métriques en 2018 (FAOSTAT, 2020). Leur conservation repose essentiellement sur la confection de silos traditionnels composés de deux murs parallèle en pierres avec des hauteurs varient selon le volume à conserver (Figure 1). Cette technique de conservation pose beaucoup de problèmes aux agriculteurs et engendre des pertes importantes après la récolte. Les pertes après récolte peuvent être définies comme étant la dégradation à la fois de la quantité et de la qualité d'une denrée alimentaire depuis la récolte jusqu’à sa consommation (ACF, 2014). On estime qu'environ 20 à 25% des fruits et des légumes récoltés sont décomposés par les agents pathogènes pendant la manipulation après la récolte, même dans les pays développés (Zhu, 2006 ; Singh et Sharma, 2007). Dans les pays en développement, les pertes après récolte sont souvent plus sévères du fait de l'insuffisance des moyens et techniques de conservation et de logistique. Au Maroc, les pertes pendant la récolte, le transport et la conservation sont élevées. Elles peuvent atteindre 50%, ou plus, du volume de la récolte (Eckert and Ogawa, 1985; Wisniewski and Wilson, 1992). Les pertes des oignons sont enregistrées à touts les stades de la filière : La récolte, la conservation, le transport, la vente et la consommation. L’importance de ces pertes varie d’un pays à l’autre en fonction du niveau technologique (contrôle de température et d’humidité aux environs du produit à conserver) et de l’infrastructure des lieux de conservation (chambres à atmosphère contrôlée, etc.) (Serrar, 2013). Les pertes en post récolte ont été évaluées sur différents niveaux de la chaine alimentaire. D’après Kitinoja et al., 2018, Cinquante-trois études ont été réalisées au niveau de l'exploitation (21,5%), six au niveau de la transformation (2%) et cinq uniquement au cours de la vente en gros ou au détail (2%). Notre objectif principal est d’estimer les pertes après la récolte de la filière d’oignon et de comprendre les origines et les causes des pertes au cours de la commercialisation et de consommation.

MATÉRIEL ET MÉTHODES

Techniques de collecte des données

Un total de 22 enquêtes a été réalisé auprès des acteurs de la filière d’oignon à Khémisset afin de déterminer l’état de commercialisation et de consommation et d’évaluer quantitativement les volumes perdus. Un questionnaire a servi à la collecte des informations au niveau du marché de gros et au niveau des marchés semi-gros et auprès des ménages.

Analyses statistiques des données collectées

Pour l’analyse des données quantitatives, le logiciel Office Excel a été utilisé. Les pertes post-récolte de l’oignon ont été exprimées selon la formule :

Où, T P = Taux de pertes (en %), QV = quantité vendable, QA = quantité achetée.

Les pertes après récolte par rapport à la cause qui peut être liée à leurs origines, sont désormais calculées selon la formule suivante :

Où, P = pertes par rapport à la cause (en %), QP = quantité perdue par rapport à la même cause, QA= quantité achetée.

Et finalement, on déduit la moyenne de perte enregistrée au niveau de l’ensemble des acteurs par rapport à la cause, comme la suite :

Où, P(%) : la somme des pertes par rapport à la cause.

Identification des causes de pertes

Matériel végétal

Les échantillons de l’oignon qui présentent des symptômes des maladies ont été collectés dans les marchés et chez les ménages, mis dans des sachets plastiques et conservés au réfrigérateur.

Méthode d’isolement

L’isolement de l’agent pathogène a été réalisé sur des milieux de culture gélosés. Les parties infectées du bulbe sont coupées à la limite de la partie saine à l’aide d’un scalpel stérile. Ces morceaux sont immergés dans l’eau de javel à 5% pendant 2 min, puis rincés deux fois dans l’eau distillée stérile. Ils sont ensuite séchés sur du papier filtre stérile avant d’être placés dans des boîtes de Pétri supplémentées du milieu organique PDA (Potato Dextrose Agar), et dans des chambres humides. Les boîtes sont scellées avec du papier cellophane et incubées à 25°C.

RÉSULTATS

État de commercialisation et de conservation

D’après nos observations directes sur les marchés de la ville de khémisset, on a constaté que les conditions de transport des oignons de marché de gros vers les marchés de détail ne sont pas respectées (Figure 2), ce qui fait augmenter le taux de pertes au cours de la distribution et de la mise en vente. Les commerçants préfèrent s’approvisionner l’oignon essentiellement à partir des zones à proximité : Sebt jehjouh, Ayet mimoun et Bouderbala. Le circuit de leur commercialisation est schématisé par la figure 3. On a observé que ce circuit est long et implique l’intervention de plusieurs intermédiaires avant que le produit arrive aux consommateurs. La durée de distribution et de commercialisation de l’oignon est aussi parmi les principaux facteurs qui touchent la qualité de ce produit engendrant ainsi des pertes importantes après la récolte.

En attendant sa vente, l’oignon est déposée dans les unités d’entreposage au niveau du marché de gros (Figure 4a). La période d’entreposage varie selon le mode de vente et la quantité stockée, elle peut aller jusqu’à un mois chez la plupart des commerçants. Cette longue période de conservation au niveau du marché de gros qui est de dimensions réduites et n’offre pas de bons équipements de stockage entraine souvent des dégâts mécaniques et pathologiques. Au niveau des marchés semi-gros, les vendeurs conservent souvent leurs oignons en les suspendant (Figure 4b), ou les mettre dans des filets et posés sur des palettes (Figure 4c). La conservation de l’oignon chez les ménages est souvent réalisée en utilisant des pots de plastiques.

Estimation des pertes

Au niveau du marché de gros

Souvent, dans les marchés, les oignons ne sont pas convenablement stockés du fait d’un manque d’infrastructures appropriées. Ils subissent en effet, des dommages importants dus aux déférents facteurs pendant la période de stockage. Au niveau du marché de gros, le taux de pertes chez le premier grossiste (G1) est de 11.11 %, et il est de 25 % chez le second (G2) (Figure 6). La Figure 7 montre que les grossistes ont des niveaux de pertes d’oignons vis-à-vis des différents dommages qui peuvent les affecter ou être à l’origine des pertes. Pour le premier grossiste, des pertes de 8% sont dues à la pourriture basale. Chez le deuxième grossiste les pertes sont dues essentiellement à la pourriture apicale (14%). D’après cette étude on constate qu’il y’a deux régions essentielles pour la provisionnement de l’oignon au marché de gros, la zone de Bouderbala et de Sebt jehjouh. Le premier grossiste s’approvisionne l’oignon essentiellement de la zone de Bouderbala. Il déclare que ses oignons sont toujours endommagés à cause de même type de maladie. Chaque fois, presque un taux de 8 % de dégâts est dû à l’infestation de la partie basale des oignons, pour une période de stockage de 30 jours. Par contre, le second qui s’approvisionne de la zone de Sebt jehjouh indique que les pertes sont principalement dues aux pourritures apicales. Environ 14 % de dégâts sont estimés à cause de ce type de pourriture, ceci pour une durée de stockage de 20 jours.

Figure 2 : Mauvaises conditions de transport des oignons du marché de gros vers les marchés de détail et les souk.

Figure 3 : Circuit de commercialisation de l’oignon à Khémisset

Figure 4 : Les différents types d’entreposage des oignons au niveau du marché de gros et de semi gros.

Figure 5 : Ampleur des pertes des oignons au niveau du marché de gros et de semi gros

Au niveau du marché de détail

Le taux de pertes au niveau de détaillants varie chez 10 commerçants. Il peut aller de 2 à 25% (Figure 8). D’après les résultats de la Figure 9, les pertes liées aux pourritures sont plus élevées que celles occasionnées par les causes physiques. Il ressort aussi que le taux de perte le plus élevé (6.80%) est dû aux champignons pathogènes responsables de la pourriture apicale. Le genre Fusarium est responsable à des pertes relativement moyennes (5.61%). Les causes physiques ont été également identifiées mais à des valeurs moindres.

Chez les ménages

En général, chez les dix ménages, les résultats obtenus permettent une estimation des volumes perdus d’oignons qui varient de 20 à 47% (Figure 10). Les principales causes de pertes ne sont pas seulement situés aux marchés ou au cours de la mise en vente, mais ont lieu aussi au cours de la consommation. Pour les dix ménages, les pourritures apicales sont les premières causes de pertes d’oignons avec 11.31% suivies respectivement par les causes physiques (8.50 %) et les pourritures basales (Figure 11).

On a estimé aussi une perte quantitative de 18.06 % au niveau du marché de gros (2grossistes), 14.48% au niveau du marché de détail (10 commerçants) et 27% chez les ménages (10 ménages) (Figure 12).

Identification de l’agent pathogène

D’après les échantillons de bulbes d’oignons, l'observation microscopique a permis d'identifier la première moisissure comme Fusarium sp, dont on a constaté la présence des macroconidies pluricellulaires, incurvées en faucille, aux extrémités pointues (Figure 13), et le second comme Aspergillus niger, dont l’observation a révélé la présence d’un mycélium cloisonné portant de nombreux conidiophores dressés, non ramifiés, terminés en vésicule. Des phialides formées directement sur la vésicule ou sur des métules, et tête cnidiennes unisériées ou bisériées; les conidies en chaîne unicellulaires (Figure 14).

Figure 6 : Niveaux de pertes des oignons après récolte chez deux grossistes différents.

Figure 7 : Niveaux de pertes après récolte des oignons par rapport aux différents dommages causés par les maladies chez deux grossistes

Figure 8 : Niveaux de pertes des oignons par les dix commerçants

Figure 9 : Moyenne de pertes après récolte des oignons par rapport aux différents dommages causés par les maladies chez les dix commerçants.

Figure 10 : Niveaux de pertes des oignons chez les dix ménages.

Figure 11 : Moyenne de pertes après récolte des oignons par rapport aux différents dommages causés par les maladies.

Figure 12 : La moyenne des pertes après récolte des oignons chez les différents acteurs.

Figure 13 : Pourriture basale de l’oignon (a), Aspect des conidies de Fusarium sp de l’oignon sous microscope optique grossissement X 40 (b).

Figure 14: Pourriture d'Aspergillus niger de l’oignon (a), Aspect d'Aspergillus niger de l’oignon sous microscope optique grossissement X 40 (b)

DISCUSSION

Les résultats de l’analyse de la filière d’oignon au cours de la commercialisation et de la consommation montrent que tous les oignons perdus, après récolte, sont à l’origine d’infection par divers champignons et de dommages physiques. En général, les acteurs de la filière enregistrent des moyennes différents de pertes, 18% chez les grossistes, 14.5% chez les commerçants et 27% chez les ménages. Il ressort de ces résultats que les pourritures basales et apicales ont causés les taux de pertes les plus élevés. Les taux de pertes dues à ces maladies au niveau des commerçants sont de 6.80% (pourriture apicale) et 5.61% (pourriture basale). D’après Swee-Suak Kol et al, (2002), les maladies d’après récolte ont été aussi les principales sources de pertes des oignons. Les maladies prédominantes après trois mois de stockage étaient la moisissure noire (36%), pourriture molle (25%) et la pourriture basale (14%). Et d’après Ajghaider et Ait-Oubahou, les pertes d’oignon enregistrées durant la campagne 2013-2014 sont presque les mêmes enregistrées en 1999 dans la même région (El-Hajeb). Cependant, les taux des pertes dues aux pourritures de Botrytis et d’Aspergillus, au départ végétatif du cœur et à l’émission des racines, se situent autour de 10, 30 et 50% respectivement pour des durées de stockage de 1, 2 et 5 mois.

Ces agents pathogènes proviennent du champ où ils ont pu se déposer sur le plant ou encore pénétrer dans le légume sans provoquer d’infection. Quand le produit est récolté et que ses défenses constitutives diminuent, l’agent pathogène peut se reproduire et infecter le produit (Barkai-Golan, 2001). L’utilisation des basses températures est un des moyens les plus efficaces et répandus pour retarder la sénescence et la moisissure des produits végétaux (Bourne, 2004).

Nos résultats montrent que les causes physiques intervenues aussi comme origines de pertes mais en moyennes moins importants, 4 % au niveau du marché de gros, 1.6 % au niveau de détail et 8.5 % chez les ménages. D’après Kitinoja et AlHassan, (2012), les dommages physiques et les taux de décomposition sur les marchés de gros et de détail étaient élevés pour les oignons comme ils étaient pour les cultures considérées plus périssables. Un autre étude montre que les dommages physiques étant l'une des principales causes de pertes des oignons après récolte avec un pourcentage de 9% (Kitinoja et Kader 2015, Mujib et al 2007, Zulfiqar et al 2005). Un supermarché (Shoppers’s Plaza) a signalé l’importance de ces pertes autour de 16%.

Au niveau des marchés de gros, aucune stratégie n’a été adoptée pour conserver les oignons par les grossistes. L’absence de techniques de conservation favorise le développement des agents pathogènes sur les bulbes. En effet, des taux de pertes énormes ont été observés juste quelques jours après l’arrivée des oignons. Dans les pays en développement, les marchés de gros et de détail sont souvent de dimensions réduites, surpeuplés et n’offrent pas de bonnes conditions d’hygiène ou de bons équipements de refroidissement (Kader, 2005). Une bonne organisation et une amélioration du dispositif de stockage restent des points majeurs pour éviter les blessures et réduire la sensibilité des bulbes aux pourritures (Mtilia, 2011).

Les oignons sont susceptibles à la pourriture du collet causée par Botrytis pendant l’entreposage. Le séchage des oignons avant l’entreposage réduira l’incidence de cette maladie. Les méthodes curatives reposent essentiellement sur l'utilisation du mancozèbe 80% (avec une dose d'emploi de 2,5 kg/ha et le Boscalid (510) 267 G/KG + Pyraclostrobine 67 G/KG (à une dose de 1,5 kg/ha) (E-phy, 2013). L'utilisation de variétés résistantes, l'utilisation de semences certifiées, la rotation culturale avec des plantes non hôtes sont les méthodes de lutte contre le pourridié fusarien (Conn et al., 2012). Toutefois, un bon programme de lutte contre les maladies au niveau du champ réduit les pertes par infection après la récolte.

CONCLUSION

Cette étude a été initiée pour évaluer la situation des pertes des oignons après la récolte. Les résultats montrent que les pertes sont enregistrées à différentes stades de la chaine d’approvisionnement : le transport, la vente et la consommation. Ces pertes sont essentiellement de deux types : dommages mécaniques et dommages pathologiques, et qui sont principalement dues à l’absence des infrastructures de conservation aux marchés et à la mauvaise organisation logistique de la filière.

La détérioration des oignons après récolte ne peut être évitée complètement puisqu'elle est associée au comportement des distributeurs et des consommateurs, mais elle peut être réduite afin de prolonger la durée de vie du produit. La récolte des oignons à la maturité optimale, la conservation dans des bonnes conditions sanitaires, et la présence des infrastructures de vente appropriées en gros et au détail permettent de réduire de façon considérable les pertes après récolte.

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