Résumé

Une solution efficace à la malnutrition en Afrique sub-saharienne est la promotion et la consommation de plus en plus accrue du poisson. Cet aliment très riche est une denrée très hautement périssable, que le pécheur local perd si aucune mesure de transformation n’est entreprise. Une bibliographie assez rare et ancienne montre que 21 espèces de poisson péchées dans les régions septentrionales du Cameroun subissent une transformation artisanale dans le but de prolonger la durée de conservation et d’en préserver la qualité et le potentiel alimentaire. Malheureusement, malgré ces démarches, de nombreux facteurs de pertes comme les insectes ravageurs, les acariens et les champignons, agents de pourriture, causent d‘importantes pertes au poisson sec au cours du stockage. Le poisson sec est issu d’un processus artisanal de séchage et ou de fumage. Pour limiter ces pertes, le poisson au cours de la transformation et pendant le stockage est traité par des formulations chimiques issues de 22 matières actives dont certaines sont extrêmement dangereuses. Une solution alternative à ces pesticides dangereux est d’inclure dans les ingrédients de traitement du poisson, des plantes à épices dont 14 localement disponibles ont des vertus insecticides, fongicides ou acaricides avérées. En vue du développement des outils de protection des stocks de poissons secs en limitant l’intoxication du consommateur et la pollution environnementale, il y a urgence que des études plus fines soient menées dans le but de développer des procédés de transformation économes en énergie, qui en intègrent des insecticides naturels comme alternative limitant les contaminations naturelles ou industrielles et fournissant un aliment sain et sûr.


Mots clés: Poisson sec, facteurs de pertes, pesticides, stockage, alternatives