Résumé

S’il est vrai que le climat affecte la santé humaine, nombreuses sont les raisons qui portent à croire qu’il influe également sur l'épidémiologie de la Fièvre Aphteuse (FA). La mise en place d’outils opérationnels comme les modèles d’alerte précoce semble d’une grande utilité pour l’aide à la décision pour le contrôle de cette maladie qui affecte énormément   le cheptel. Pour ce faire, une étude a été menée dans la région des savanes au Togo avec des données climatologiques et épidémiologiques de 2009 à 2017. La méthodologie adoptée a consisté à générer un modèle de régression linéaire sur la base des paramètres climatologiques fortement corrélés à la maladie. Le modèle final a été obtenu après élimination des variables les moins pertinentes par la méthode « d’élimination descendante », avant de passer à sa validation sur la base de trois (03) tests statistiques, notamment le facteur d’inflation de la variance, Durbin-Watson et Goldfeld-Quandt. La robusticité dudit modèle a été vérifiée grâce au diagramme de Taylor. Il ressort que des paramètres climatologiques fortement corrélés à la FA, les pluies et la durée d’insolation se sont avérés les prédicteurs les plus pertinents du modèle. Ce dernier est en mesure de reproduire assez bien la saisonnalité de la maladie (début, pic et fin). En plus, il présente un coefficient de corrélation (r) relativement élevé de 75% avec un écart type normalisé de 1,05 très proche de celui de la référence (1). Des mesures doivent être prises pendant les saisons pluvieuses ainsi que les mois à caractères festifs, car ces périodes favorisent le développement et la propagation de la FA.


Mots clés : Modèle épidémiologique, paramètres climatologiques, Fièvre Aphteuse, Région des Savanes, Togo.