Résumé

Cette étude a été menée de novembre 2019 à mai 2020 dans l'arrondissement de Bangangté à l'ouest Cameroun, dans le but de contribuer à une meilleure connaissance des affections podales chez les bovins. Au total 412 animaux (Goudali (56,55%), Akou (40,78%), Red Fulani (2,43%) et Charolais (0,24%)) ont été examinés. Une prévalence globale de 34,47% a été obtenue. Les principales affections rencontrées étaient : le piétin (23,06%), l'onglon en ciseaux (4,85%), la seime (3,88%), la dissymétrie de l'onglon  (2,43%), le panaris (1,7%), la maladie de Morterallo (0,97%), la fourbure (0,49%), l'allongement des onglons (0,24%) et l'allongement de l'ergot (0,24%). Trois (3) % présentaient des cas de boiteries causées principalement par le panaris (50%) et la maladie de Morterallo (33,3%). Le tri croisé révèle que 9,15% des animaux étaient atteints par deux affections simultanément notamment l'association piétin et onglon en ciseaux. Les affections podales fonctionnelles, infectieuses et métaboliques avaient des prévalences respectives de 3,88%, 25%, et 7,73%. Les facteurs de risque incriminés dans la survenue des affections podales étaient l'état de propreté, l'âge des animaux, le type de sol, l'évacuation du fumier et le type d'élevage. La prise en charge thérapeutique était générale et locale.


Mots clés: Bovins, affections podales, prévalence, boiteries, Bangangté, Cameroun

INTRODUCTION

Le Cameroun à l’horizon 2035 s’est donné pour objectif de pourvoir pour 42 kg/habitant/an en protéines animales notamment la viande et le lait (MINEPIA, 2011). La viande bovine représentant 54% de l’ensemble des produits carnés (NEPAD, 2004), pour atteindre ses objectifs le Cameroun a mis sur pieds de nombreux programmes d’amélioration d’élevage de la filière bovine à l’instar du projet PRODEL, du programme ACEFA, du projet laitier de Ngaoundéré etc. Tout programme d’amélioration des performances animales passe par l’identification et la maîtrise des facteurs qui l’influencent. D’après Saidou (2004), ces facteurs seraient la race, le climat, le type d’élevage et la santé animale. Concernant la santé animale, de nombreuses publications font état de la proportion élevée des boiteries parmi les motifs de visites du vétérinaire dans les élevages bovins. Selon Grasmuck (2005), ce type de pathologie représenterait un tiers des visites et constitueraient par leurs fréquences (22,9%) et leurs importances économiques, la troisième maladie en élevage bovin laitier après les troubles de la reproduction (44,8%) et les mammites (29,9%) (Barnouin et al., 1983; Faye et Barnouin, 1988; Delacroix, 2000). Les boiteries sont causées soit par une affection du pied, soit par une affection d’une autre partie de l’appareil locomoteur ; mais, les affections podales sont de loin les plus importantes et les plus fréquentes, car d’après Faye et Barnouin (1988), près de 70 % des boiteries sont causées par une affection podale notamment le piétin, la fourbure, la maladie de Morterallo, le panaris (Delacroix, 2000). Bien que la plupart des publications concernent principalement la proportion de vaches souffrant d’affections podales et présentant des cas de boiterie, il existe des affections podales et des anomalies de l’onglon qui n’induisent pas forcement de boiteries, tels que les seimes, l’allongement de l’onglon…(Grasmuck, 2005).

C’est dans ce contexte que cette étude a été menée, avec pour objectif principal de contribuer à une meilleure connaissance des affections podales bovines dans l’arrondissement de Bangangté à l’Ouest Cameroun. Spécifiquement il a été question d’identifier et décrire les différentes lésions podales observées, déterminer leur prévalence, identifier les facteurs de risque de ces affections et recenser les différents moyens thérapeutiques utilisés pour leur prise en charge.

MATERIEL ET METHODES

Site de l’étude

L’étude a été menée de Novembre 2019 à Mai 2020 dans l’arrondissement de Bangangté (Département du Ndé, Ouest Cameroun), situé entre le 5°1’ de latitude Nord et 10°08’ de longitude Est, avec un climat de type tropical humide caractérisé par une saison sèche de 5 mois (mi- novembre à mi-mars) et une saison des pluies de 7 mois (mi-mars à mi-novembre) et une température qui varie de 14°C à 28°C. Les sols sont de types ferralitiques, alluvionnaires amorphes noirs, alluvionnaires hydromorphes, latéritiques rougeâtre, et sablo-argileux. Le cours d’eau le plus important qui traverse la Commune est le fleuve Noun alimenté par les rivières Kon, Ngam et Ndé.

Les animaux

Au total, 412 animaux répartis dans 6 troupeaux appartenant à 3 exploitations ont été examinés. Le point de départ pour l’échantillonnage était l’IRAD-Bangangté. Pour la collecte des données, un questionnaire et une fiche ont été conçus. Le questionnaire était administré au responsable de chaque troupeau, permettant de recueillir les informations générales sur le troupeau, le suivi de l’élevage et toute autre information permettant de comprendre la survenue ou non des maladies. A l’aide d’une fiche de collecte, les données relatives à l’identification des animaux et à la présence ou non des lésions recherchées ont été enregistrées. Les élevages ont été classés en 3 catégories en fonction du type de sol, du type d’élevage et de la pratique d’évacuation du fumier.

Pour chaque animal, les informations recueillies étaient : le sexe sur la base de l’observation directe, l’âge des animaux obtenu par les cornes tels que décrite par Moussa et al. (2013), le poids à partir de la formule proposée par Njoya et al. (1997) et la race sur la base des caractéristiques phénotypiques décrites par Lhoste (1969).

Identification des affections du pied et de la prise en charge thérapeutique

Pour chaque animal les différentes affections ont été enregistrées. La démarche était la suivante : examen général de l’animal et prise des commémoratifs ; évaluation de l’état de propreté du troupeau à l’aide d’une grille de notation allant de 0 à 5 (figure 1) proposée par Cook et Reinemann (2002); évaluation de la locomotion (les animaux étaient qualifiés de boiteux (présentant une difficulté à se déplacer sans tenir compte de la gravidité) ou de non boiteux) et examen rapproché du pied après nettoyage à l’aide de l’eau en insistant sur l’espace interdigité par inspection du sabot, de l’espace interdigité, des pourtours de l’ergot (aspect, consistance, forme, …), et la pose du pied.

Le diagnostic était basé sur la recherche des lésions pathognomoniques de l’affection. Toutes les lésions rencontrées ont été regroupés en 3 catégories : affections podales métaboliques, fonctionnelles et infectieuses (Faye et Barnouin, 1988). Enfin la collecte des informations sur le traitement des potentielles lésions rencontrées ou nommées dans les commémoratifs a été réalisée.

Figure 1: Grille d’évaluation de la propreté des animaux (Cook et Reinemann, 2002).

Analyses statistiques

Les données collectées ont été enregistrées et organisées dans Microsoft Excel 2016. Toutes les analyses ont été faites à l’aide du logiciel R version 3.6.1. La statistique descriptive a été utilisée pour quantifier les lésions observées. Le test de Chi-2 a été utilisé pour associer les lésions aux potentiels facteurs de risque. Le tri croisé a été utilisé pour déterminer la concomitance entre les différentes affections. La régression logistique a été utilisée pour calculer les odds ratio et pour identifier les facteurs de risque des lésions. Tous les facteurs à prévalences significatives (p < 0,05), avec un odd ratio différent de zéro et chez qui 1 n’était pas inclus dans l’intervalle de confiance ont été considérés comme facteur de risque. La prévalence des affections a été estimée comme la proportion des bovins présentant des pathologies du pied sur le nombre total des animaux examinés.

RESULTATS 

Prévalence des affections du pied

Des 412 animaux observés, 142 présentaient au moins une affection, soit une prévalence totale de 34,47%. Douze animaux présentaient des cas de boiteries (3,15%) parmi lesquels, 8 étaient atteints par une affection podale notamment la maladie de Morterallo (33,3%) et le panaris (50%). Neuf affections du pied ont été observées au total (tableau 1).

Tableau 1: Prévalence des affections podales.

Les différentes lésions observées dans les cas d’affections étaient la concavité de la muraille pour la fourbure, la plaie digitée pour la maladie de Morterralo, les plaies interdigitées, la limace et l’inflammation de la couronne pour le cas de panaris, et l’érosion du talon pour le piétin.

Concomitance entre les différentes affections

Le tri croisé des affections a révélé que 9,15% des animaux était atteints par 2 affections simultanément. Les concomitances les plus fréquentes étaient le piétin et l’onglon en ciseaux présent chez 2,8% des animaux affectés. Le tableau 2 présente les concomitances entre les différentes affections.

Tableau 2 : Concomitances entre les différentes affections.

Classification des affections podales

Trois catégories d’affections ont été identifiées :

• Les affections podales fonctionnelles : les seimes ;

• Les affections podales infectieuses : le panaris, la maladie de Morterallo, le piétin ;

• Les affections podales métaboliques : la fourbure, l’onglon en ciseaux, l’allongement des onglons, la dissymétrie de l’onglon, l’allongement de l’ergot.

Les maladies podales infectieuses ont été les plus fréquemment observées (25%) tandis que les maladies podales fonctionnelles ont été les moins fréquentes (3,88%) (Tableau 3).

Tableau 3 : Prévalence des affections par catégorie.

Facteurs de risque de la survenue des affections podales bovines

Les facteurs de risque ont été catégorisés sur les plans fonctionnel, infectieux et métabolique (Tableaux 4 à 6).

Tableau 4: Variations de la prévalence des affections podales fonctionnelles en fonction des )

Tableau 5 : Variations de la prévalence des affections podales infectieuses en fonction des caractéristiques de l’animal et du troupeau

Tableau 6: Variations de la prévalence des affections podales métaboliques en fonction des

Il en ressort que: la note d’état de propreté et les caractéristiques de l’élevage ont été des facteurs de risque à la survenue des affections podales fonctionnelles avec une plus grande susceptibilité chez les animaux qui avaient une note de 3 dans les élevages où l’évacuation du fumier n’était pas pratiquée (tableau 4). En ce qui concerne les affections podales infectieuses, l’âge et la conduite de l’élevage étaient des facteurs de risque à leurs survenues, avec une plus grande susceptibilité chez les animaux âgés de plus de 5 ans, ayant une note d’état de propreté de 1 et élevés en stabulation libre (tableau 5). Enfin, les affections podales métaboliques avait pour seul facteur de risque le type de sol avec une plus grande susceptibilité chez les animaux élevés sur un sol en gravier (tableau 6).

Prise en charge thérapeutique

La totalité des éleveurs traitaient leurs animaux boiteux à l’aide d’antibiotiques en injection ou en spray ; 16,6 % d’entre eux les associaient aux cristaux d’halite appelés « fire » en langue locale, et tous les élevages suivis régulièrement par un vétérinaire (33,33 %) associaient des anti-inflammatoires. Dans les cas d’allongement de l’onglon, les éleveurs le coupaient à l’aide de la scie. Le tableau 7 présente les différents traitements administrés aux animaux.

Tableau 7: Traitement administré contre les affections podales.

DISCUSSION

Les cinq races examinées lors de l’étude, (Goudali (53,15%), Akou (40,78%), Red-foulani (2,43%), métis Goudali (3,4%), charolais (0,24%)) sont différents de celles obtenues par Dembeng (2019) dont les résultats donnaient une majorité (67,27%) d’animaux Akou. Ceci pourrait s’expliquer par la présence de plusieurs animaux venant du Nord-Ouest déplacés à cause de la crise anglophone.

Sur l’ensemble des animaux examinés, environ le tier était atteint par une affection podale. Ce résultat se rapproche de celui obtenue par Manske et al. (2002) au Bangladesh avec une prévalence de 24%. Quatorze lésions ont été observées. Par contre, Faye et Barnouin (1988) ont mis en exergue 21 lésions podales. Ceci qui pourrait être due au fait que notre méthodologie se limitait à une région du membre moins étendue que la sienne. De plus, la présente étude a été effectuée sur les races locales de différentes tranches d’âges et des deux sexes contrairement à Faye et Barnouin (1988) qui ont travaillé exclusivement sur les vaches laitières. Le piétin s’est avéré être la plus importante affection podale avec une prévalence de 23,06% ; ce qui corrobore les résultats obtenus par Khireddine (2017) en Algérie. Les seimes quant à elles, avec une prévalence de 3,88% se rapprochant des résultats obtenus par Manske et al. (2002) qui avaient obtenus 9%, mais elles sont supérieures à celle obtenue par Faye et Barnouin (1988). Cette différence pourrait être liée à la zone d’étude. L’étude a été effectuée dans une zone tropicale (sèche), contrairement à la zone tempérée concernant les précédents auteurs. La maladie de Morterallo (0,97%) et le panaris (1,7%) ont obtenu des prévalences très inférieures à celles obtenues par Khireddine (2017) et Faye et Barnouin (1988), soit 21% et 12%, respectivement. En effet, Grasmuck (2005) attestent que ces affections sont imputables à la conduite intensive des élevages modernes. La prévalence de la fourbure (0,49%) est similaire à celle obtenue par Faye et Barnouin (1988).

Trois pourcent (3%) des animaux présentaient un cas de boiterie ; ce qui est très inférieur aux 38% obtenus par Bouraoui et al. (2014). La saison d’étude aurait influencée ces résultats car la plupart de ces affections sont favorisées entre autres par l’humidité de l’environnement ; or cette étude a été menée en saison sèche, d’où le faible taux de boiterie. Uniquement 8 animaux parmi les 12 boiteux étaient atteints par une affection podale soit 66,67%. De même, Faye et Barnouin (1988) rapportent que 70% des boiteries sont causées par une affection podale. Les affections podales responsables de boiterie dans la présente étude étaient le panaris (50%) et la maladie de Morterallo (33,3%). Par contre Delacroix (2000) et Khireddine (2017) rapportent que la fourbure et le piétin sont également cause de boiterie. Cette différence pourrait s’expliquer par le fait que dans la présente étude, les cas de piétin et de fourbure observés étaient dans la phase 1 du tableau symptomatique qui n’induit pas de boiterie.

Les maladies podales fonctionnelles ont eu une prévalence de 3,88%. Ces résultats sont très inferieurs de ceux obtenus par Faye et Barnouin (1988) qui ont rapporté une prévalence de 41%. Cette différence peut être justifiée par le fait que la présence étude concernait une région du membre moins étendues. Les résultats des maladies podales infectieuses et podales métaboliques sont similaires à ceux obtenus par la même étude.

Le principal facteur de risque à la survenue des affections podales fonctionnelles était l’état de propreté des animaux. En effet, Dufour et al. (2010) observent que l’état de propreté des animaux est le facteur de risque principal d’apparition des affections podales. Quant aux affections podales infectieuses, les facteurs de risque étaient l’âge de l’animal et l’élevage en stabulation. En effet, Delacroix (2000) indique que le poids des animaux est un facteur de risque car les animaux âgés de plus de 5 ans et pesant en moyenne 330 Kg présentaient un risque d’affections podales plus élevé que les autres groupes d’âge. Faye et Barnouin (1988) rapportent que les animaux élevés en stabulation sont plus à risque que ceux élevés aux pâturages. Les affections podales métaboliques avaient pour principal facteur de risque le type de sol notamment le sol en gravier. Bonnefoy (2002) et Delacroix (2000) rapportent que les sols rugueux diminuent le temps de couchage des animaux et augmentent ainsi le risque d’apparition des atteintes de l’onglon.

CONCLUSION

Les boiteries en élevage bovin sont principalement causées par les affections podales plus précisément le panaris et la maladie de Morterallo. L’état de propreté et l’âge des animaux, le mode d’élevage, et le type de sol se sont avérés être des facteurs de risque à la survenue des affections podales. La prise en charge thérapeutique était l’antibiothérapie en voie générale, l’utilisation des cristaux d’halites localement, et la coupe à la scie pour l’allongement de l’onglon. Dans un contexte de nécessité d’optimisation des performances des animaux, les maladies podales devraient être prises davantage en compte dans les programmes prophylactiques en élevage bovin.

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