Résumé

L’étude a testé l’hypothèse selon laquelle les carrières abandonnées améliorent la diversité floristique locale contrairement à la perception générale selon laquelle l’exploitation des carrières impact négativement la biodiversité. Pour y parvenir, un inventaire a été effectué dans 30 placettes carrées (30 m x 30 m) dont 16 installées dans la végétation des carrières abandonnées et 14 dans des formations naturelles adjacentes (sites de référence). Les indices de diversité (Richesse, Chao1, Chao2, Jack1, Jack2, Shannon et Équitabilité) ont été estimés et comparés entre les deux types d’écosystème. Les résultats montrent que la diversité floristique ne diffère pas significativement entre les deux écosystèmes. Toutefois, la richesse spécifique est plus importante au niveau des sites de référence (62 espèces de plantes) qu’au niveau des carrières (55 espèces de plantes). Une forte similarité floristique (50% à 90%) a été aussi relevée entre les deux écosystèmes. La flore des deux écosystèmes est majoritairement composée des Fabaceae (39,3 % à 40,8 %). On retient que les carrières abandonnées n’ont pas impacté la diversité floristique locale existante comme espéré. Ceci est probablement dû à l’absence de différentiation de niche après excavation qui mérite d’être investigué par des études futures.


Mots clés: Carrière post-exploitation, Excavation, Biodiversité, Bénin